mini présentation

Alors voilà, d'abord bienvenue sur mon blog XD

Ici se trouvera plusieurs morceaux d'histoires que j'ai écrites plus ou moins récemment.
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J'écris aussi beaucoup de "poèmes" mais pour ça, voir mon autre blog .

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Tous les avis sont les bien venus, et plus ils seront précis plus j'aimerais ^^
(genre les "très beau" ou "j'aime pas" ne me sont pas d'une véritable utilité pour m'améliorer...)
De même, mes textes ont rarement de titre, je mets pour les différencier le nom du personnage principal, si cependant vous avez une proposition à me faire c'est volontiers que je la recevrai.

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J'accepte aussi de faire de la pub de blog uniquement s'ils sont constitués à majorité d'histoires, de poèmes, ou de dessins. Ca sera même un plaisir de le faire découvrir aux autres...

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Sur ce, et bien bonne lecture à tous...
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# Posté le lundi 03 novembre 2008 06:06

Modifié le lundi 03 novembre 2008 06:28

Myriam_1

________ Dans le bus, je regardais pensivement les gens en dehors. Quelques uns courraient pour arriver à l'arrêt de bus à temps pour ne pas le louper car il ne les attendrait sûrement pas, d'autres rigolaient pour des raisons qui nous étaient inconnues, d'autres encore regardaient d'un air sans doute aussi pensif que le mien ce véhicule passer et un, oui un seul autre me fixait assez étrangement pour me tirer de mes pensées. Je le reconnus alors, écarquillai les yeux et détournai la tête en essayant de l'ignorer. Le chauffeur stoppa hélas non loin et il accéléra le pas pour se mettre dans la fermeture des portes en me demandant de descendre. Je le dévisageai d'un air des plus impassible possible en me doutant que ce dialogue ne s'arrêterait pas là et demandai au conducteur de repartir. Il refusa ma requête en commençant à s'énerver et en montrant la porte avant qui se rouvrait à cause de ce squatteur. Il me sourit et je lui ordonnai sèchement de dégager, ce qu'il ne fit aucunement mais qui eut pour effet d'achever le conducteur en nous quémandant de sortir au risque d'appeler de l'aide. Je soupirai. Mes bras tremblaient d'énervement et de stress, mes jambes voulaient juste courir le plus loin possible d'ici et mon c½ur battait à s'en décrocher. Ma mauvaise rencontre me proposa un choix, qu'il savait final pour moi : soit je lui obéissais, soit ce serait ma jeune s½ur qui y passerait. Je baissai les yeux, vaincue et m'humectai les lèvres en descendant par la porte arrière. Je sentis un instant chaque paire d'yeux à bord me fixer puis le véhicule redémarra brusquement, dans un râlement du chauffeur. Le semeur d'embrouille se planta devant moi qui n'avait toujours pas relevé la tête. Il me demanda de le suivre, j'hésitai à peine quelques secondes en pensant à ma s½ur. Il me félicita de ma coopération et on entra dans un bâtiment, duquel on grimpa de quatre étages, soit jusqu'au dernier. Il me fit pénétrer dans un appartement qui n'était autre que le sien et il appela son fils, Tristan, à mon plus grand regret. Il arriva du salon sans se presser et je détournai une fois de plus les yeux en voyant ce mec que je croisais régulièrement dans mon établissement scolaire. Son père lui annonça fièrement qu'il pourrait voir comment faire avec les filles comme moi et il me conduisit jusque dans la chambre en m'attrapant par le bras. Je tentai à peine de me débattre. Je ne voulais pas mais je n'avais pas d'autre choix. Si je refusais de faire quoique ce soit, ce serait un prétexte pour lui à faire du mal à ma s½ur de sept ans. Je déglutis péniblement lorsqu'il commença à me déshabiller, essayant en vain de l'arrêter. Le seul résultat fut qu'il me claqua avant de me jeter sur le lit et de venir au dessus de moi. En moins de deux je ne fus plus qu'en sous vêtement, lui également. Il m'embrassa en me caressant, je me sentais de plus en plus mal. J'entrepris de le faire se reculer de moi. Une nouvelle claque m'accueillit avant qu'il ne se remette à glisser ses mains sur moi et à les passer dans mon dos pour dégrafer mon soutien-gorge. Lorsqu'il allait le retirer, je me détournai comme je pus et cette fois-ci aucune claque ne vint mais il sortit rapidement un couteau de la table de nuit. Il le posa sur ma gorge en effectuant une légère pression et demanda à Tristan, debout près de la porte, qui nous regardait comme on lui avait demandé, de venir le tenir. Il obéit en se mettant à genoux au dessus de ma tête et prit le petit manche du couteau que son géniteur lui tendait. Il le posa ensuite à la demande de ce dernier à peu près là où il avait déjà fait une petite marque et je levai les yeux vers lui, désespérée. Il planta un instant ses yeux dans les miens puis les détourna finalement. Son père lui ordonna de me tenir les poignets de sa main libre et il finit de me déshabiller avant de commencer à faire ce qu'il attendait depuis longtemps. J'eus mal plusieurs fois. Mes larmes coulèrent, les cris qui voulaient sortir étaient retenus pas une main plaquée sur ma bouche et il se jouait de moi. Je n'étais qu'un pantin sur lequel cet homme s'excitait et que son fils tenait. Je fermais les yeux pour oublier cette réalité. Le bruissement des draps en rythme avec les coups qu'il me donnait m'en empêcha. Son souffle devint un peu plus rauque, il accéléra ses va et viens en ordonnant à son fils de ne surtout pas me lâcher et d'appuyer un peu plus la lame sur ma gorge. Je sentis alors couler un fin filet de sang sur mon cou tandis qu'il accélérait encore. Lorsqu'au bout de ce qui me parut une éternité, il ralentit alors, me confirmant que la chose prouvant son pic de plaisir était faite, il informa son fils qu'ils n'avaient plus qu'à me laisser me rhabiller et il sortit. Tristan resta à me regarder un moment puis quitta à son tour la pièce quand son père l'appela. J'essuyai d'un geste bref mon cou rougi de sang et me rhabillai de mouvement brusque mais tremblant. Ça y est, me disais-je, il avait fait de moi ce qu'il voulait, il m'avait goûté, et il recommencerait sans doute, je le savais. Je soupirais en retenant mes larmes et en finissant de me revêtir. Finalement, le père de Tristan entra rapidement dans la chambre et s'énerva que j'étais trop longue. Il m'attrapa fortement le bras, me tira jusque dans l'entrée et me balança à moitié sur le palier. J'y restai à genoux un moment tandis que je l'entendais s'énerver comme quoi je n'était pas vierge à la base et qu'il aurait dû me sauter avant. Je me relevais tant bien que mal, la tête tournante, les idées aussi d'ailleurs, et me mit à descendre lentement les escaliers. Entre le troisième et le deuxième étage, je m'assis sur les marches et lâcha ces larmes que j'avais retenu ainsi que des gémissements de douleur et de honte. Mon cou me piquait, j'y portai ma main et constatai que je saignais plus que je pensais. J'haussai simplement les épaules en tentant de me calmer. Je me remis finalement les idées plus ou moins claires avec cette seule phrase en tête : C'est pour Tina. Je me relevai doucement et continuai de descendre en essuyant mes joues et mes yeux qui me brûlaient d'avoir trop pleurer. Dehors, j'attendis que la voiture de patrouille de police passe et partis pour chez moi à pied, c'est-à-dire cinq bâtiments plus loin. Au troisième étage de cette dernière tour, mon appartement était verrouillé et je me fis la remarque que c'était préférable vu mon état. J'introduisis donc la clé dans la serrure qui se bloqua lorsque je la tournai. Je soupirai d'énervement à l'idée qu'ils aient laisser la clé dedans et pu constater que j'avais raison quelques secondes après. Je demandai qui était là mais seul notre petit chihuahua, version ne sert à rien, m'accueillit. Je le renvoyai à son petit panier et remarquai un mot posé sur la table de la cuisine, m'informant de leur départ en course mais que ma mère se reposait dans sa chambre. J'allai donc dans la salle de bain me nettoyer et y restai un moment à regarder ma mine défraîchie dans le miroir, me demandant quoi faire pour masquer ça. Finalement une douche froide fut le résultat et quand je vis des marques aux endroits où le père de Tristan m'avait tenu fortement pendant que j'étais allongée sur ce lit, je me précipitai aux toilettes pour vomir. Je décidai ensuite d'aller m'allonger, espérant noyer toutes mes embrouilles de tête dans un sommeil qui ne vint pas. Je tentai d'écrire, en vain, chaque feuille finissait dans la poubelle ou à côté suivant si je regardais ou non. J'essayai de dessiner, le seul dessin que j'arrivai à tracer se résumait à une tombe et un ½il qui pleurait. Je me préparai à manger, la vue de la nourriture me donnait des nausées. Je me mis de la musique, ni le reggea ni le ska ni la tek ne me convint. Je lançai un jeu sur l'ordinateur, je l'éteignis aussitôt. Finalement, je dénichai dans un tiroir des cachets pour le stress et en pris une cinquantaine avant d'aller m'installer dans mon lit.



________ Je me réveillai en panique et regardai l'heure : huit heures et quart, ce qui me laissait exactement un quart d'heures pour me préparer avant les cours. Je me levai rapidement avant de me rasseoir en raison de ma tête qui me tournait. J'avais peut-être un peu trop forcé sur les cachets... Je ne les avais même pas entendus rentrer hier. Je soupirai et me relevai plus doucement avant de me précipiter dans la salle de bain. Je tentai d'ignorer les marques sur ma peau et fut à peu près prête dix minutes plus tard. Bien sûr, sans compter mon sac à préparer, mes cheveux à peigner, mes mitaines et cigarettes à trouver sans quoi je péter un câble toute la journée, mon lit à border, mes volets à entrebâiller et un maximum ranger. Étonnamment, j'arrivai tout dans un délai plutôt très limité mis à part en fait, les trois dernières choses. Je me précipitai ensuite vers la sortie pour ne pas louper mon bus mais m'immobilisai devant la cuisine : rien n'avait bougé depuis hier, pas même le mot qui aurait dû être retiré pour manger. J'haussai les épaules en oubliant tout ça et inspirant profondément pour limiter à ma tête de tourner et courus à l'arrêt de bus. Là, je retrouvai Myriam, une fille avec qui je passerai le reste de la journée. On se fit la bise et heureusement, elle ne fit aucune remarque sur mon teint blanc et sur l'écharpe que je portais alors que je disais jamais en mettre. Le bus arriva quasiment aussitôt et on s'installa à l'intérieur sans se presser. Quand au bout de dix minutes, je n'avais toujours pas répondu à une question qu'elle m'avait posé mais que je n'avais entendu, elle me secoua en me demandant à quoi je pensais. Rien fut ma réponse et on descendit à notre arrêt sans plus un mot.

# Posté le lundi 03 novembre 2008 06:16

Modifié le vendredi 14 novembre 2008 14:08

Myriam_2

________ Trois jours avaient passés depuis l'incident. J'avais parfois croiser Tristan dans les couloirs mais je l'évitais un maximum. Seulement ce jour, je ne l'avais pas vu alors que l'on se dirigeait vers la cour avec Myriam. Il m'attrapa l'avant bras, m'obligeant à me retourner vers lui et m'annonça qu'il devait me parler, seul à seul. Mon amie s'étonna que je lui parle et je lui fixai rendez-vous à la récréation, entre le deuxième étage et le troisième, dans l'escalier nord. Il acquiesça et on alla s'installer dehors dans un coin à l'abri du vent. Les deux heures de cours qui suivirent me parurent longues malgré qu'habituellement ces deux heures de maths passaient vite. Myriam savait que même en insistant elle ne m'accompagnerait pas et elle descendit donc au rez-de-chaussée pour quitter l'établissement en raison de notre fin de journée tandis que moi je partais m'installer dans les marches. J'attendis un instant assise là alors que plus un bruit ne se faisait entendre dans les étages puis me levai lorsqu'il apparut en haut des escaliers. Il me remercia d'être venue, je ne répliquai pas et il me demanda de ne plus rentrer en bus ni à pied devant chez lui. Je le dévisageai sans trop comprendre et il développa simplement les choses à quoi je m'attendais mais refusais de croire, son père voulait recommencer. Il voulut également s'excuser pour n'avoir rien pu faire et je le rembarrai en disant sèchement que ce n'était pas sa faute à mon savoir. Il descendit alors les marches, venant sur celle où je me trouvais, et je sentis mon c½ur s'emballer légèrement. Il retira doucement mon écharpe, la garda dans sa main, et de celle libre, effleura la cicatrice qui se formait à l'endroit où avait été appuyé le couteau sur mon cou. Il baissa alors les yeux et s'excusa une nouvelle fois d'une voix lointaine. Je posais ma main sur la sienne pour la retirer mais il ne la bougea pas et plongea son regard légèrement embué dans le mien. Je frémis un court instant et le discernant, il se recula en murmurant que si cela n'avait tenu qu'à lui, il ne me serait jamais rien arrivé. Je restai bouché bée à cette parole attentionnée que je ne croyais jamais entendre venant de lui et, sans réelle raison, me mis à pleurer, me cachant le visage dans les mains. Je le sentis me regarder quelques temps puis il fit un pas vers moi, m'observa de nouveau et enfin me prit dans ses bras. Me surprenant moi-même, je le laissai m'enlacer et me caresser les cheveux pendant que je pleurais sur son épaule. La sonnerie annonçant la fin de la récré me fit sursauter et il rigola doucement en me faisant promettre de ne pas passer devant chez lui. J'acceptai alors qu'il me disait devoir partir pour la salle de français et on se sépara de quelques pas avant qu'il ne demande si demain à la même heure c'était possible. Je me retournai vers lui, il haussa les épaules et j'acquiesçai en finissant de descendre les escaliers. Quand je fus dehors, je me tournai pensivement vers l'établissement et un klaxon m'accueillit pour me signaler de me dépêcher. Je me réveillais enfin et fis signe à la conductrice de se calmer. J'entrai dans le véhicule sans me presser et ma mère se mit à m'engueuler à cause du temps que j'avais mis. Je m'excusai en prétextant la faute d'un prof et elle m'annonça avoir vu sortir Myriam. Je soupirai en annonce de ne rien avoir de plus à ajouter et elle démarra en trombe pour passer ses nerfs. A destination, c'est-à-dire à notre appartement, je m'enfermai dans ma chambre où j'allumai ma chaîne stéréo fortement et m'allongeai sur mon lit pour réfléchir. Je laissai voguer mes pensées jusqu'à ce qu'elles reviennent au moment où Tristan m'avait prise dans ces bras. Pourquoi m'avait-il demandé cela ? On ne se parlait jamais avant et voilà qu'il se mettait à s'inquiéter pour moi... Totalement idiot. Je m'humectai les lèvres et soupirai, abandonnant l'idée de trouver une quelconque explication plausible. Et cette phrase, cette phrase qu'il avait dite et qui m'avait fait pleurer... Pourquoi l'avait-il prononcé ? Le pensait-il réellement ? Tant de questions se formaient dans ma tête après cette brève rencontre, et on remettrait ça demain. Mais son père, comment réagirait-il s'il apprenait que son fils m'avait prévenu ? Tout ceci était décidément bien compliqué... Je fermai les yeux en mettant de côté cela et maudissant ma perpétuelle fatigue. Je me glissai sous la couette et m'endormis.



________ Un brusque faisceau lumineux me tira de mon sommeil agité et je me redressai avant de regarder l'heure. J'étais encore à peu près dans les temps, merci Tina d'avoir allumé la lumière. Je me levai et partis me laver après avoir mis un certain temps à trouver ma tenue. Curieusement, je voulus y faire attention pour la première fois depuis le début de l'année scolaire, soit depuis environ cinq mois. Ma petite s½ur me conseilla avec amabilité mon pantalon noir avec une robe rouge légèrement décolletée par-dessus. Je la remerciai et enfila donc cette tenue. Elle voulut que je me maquille, comprenant que ce matin je voulais prendre un peu soin de moi, mais je refusai tandis que je m'attachai les cheveux dans une de mes plus longues atebas. Finalement je me précipitais au bord du retard à l'arrêt de bus où j'y retrouvais comme d'habitude Myriam qui m'incendia de question au sujet de celui qu'elle appela l'autre. J'esquivai la plupart mais ne pus lui faire omettre la raison de ce rendez-vous. Je lui expliquai brièvement que c'était des embrouilles entre nos deux familles et oubliai volontairement quelques secondes, le temps du résumé, qu'un autre rendez-vous avait lieu cet après-midi. Si elle l'apprenait, elle poserait sans doute mille fois plus de questions que ce matin, cherchant ce quelque chose qu'on aurait à lui cacher. On arriva au bahut dix minutes après et, voyant Tristan qui descendait au même moment de son vélo, elle me le désigna et j'haussai simplement les épaules. Elle soupira et on monta à l'étage pour la salle de sciences, matière que l'on devait subir pendant une heure. Après on allait en technologie puis deux heures en éducation physique et sportive. A midi, je rentrais chez moi et me douchais aussitôt avant de me préparer à manger sans me presser. Ma petite s½ur mangeait à la cantine, mes parents étaient à leur travail, et moi, je me dépêchais pour repartir trois quart d'heures après. Je préparais mon sac en y glissant un classeur de français, matière que j'avais encore par tranche de deux heures, pendant que l'eau des pâtes bouillonnait sur le feu. J'y glissais une petite portion tout en me sortant une assiette et tout l'accompagnement puis me dépêchai de manger sans quitter des yeux les aiguilles de l'horloge qui tournaient. Je fis ensuite ma vaisselle rapidement puis alla me brosser les dents et les cheveux avant de passer un coup de balai et de serpillière dans ma chambre. Je replaçai vaguement des objets déplacés dans l'appartement puis descendit cinq minutes avant l'horaire où le bus était censé arriver. Pour une fois, je retrouvai Myriam seulement après et elle me félicita de cet exploit auquel je répondis par un léger sourire. Elle ne pouvait pas le deviner, mais j'étais pressée d'être à la sonnerie de quinze heures trente et j'avais en tête l'idée qu'accomplir tout mes petits gestes quotidien me rapprochait de plus en plus de cette heure. On prit donc une nouvelle fois le bus pendant dix minutes puis esquiva discrètement le regard des surveillants pour monter dans leur dos, histoire de ne pas sortir dans le froid. Cinq minutes après, on s'installait au fond de la salle de français et grattait, sans vraiment prêter attention à quoi, la leçon que la prof dictait d'un air monotone. La sonnerie d'une heure nous fit tous soupirer et elle s'énerva sans plus de raison sur l'un d'entre nous qui lui répondit et fut, pour tout résultat, viré de cours. La seconde passa à peu près à ce même rythme lent et à la dernière sonnerie, nous nous levâmes tous très rapidement pour quitter cette salle d'ennui. Myriam s'étonna lorsque je quittai le groupe de la classe qui partait vers l'escalier sud pour quitter le plus rapidement le bahut. Je me justifiai en bafouillant que j'avais un truc à faire et refusai son accompagnement en prétextant que ça pouvait être long. Elle se contenta de soupirer et descendit alors que je partais m'installer au même endroit que la vieille. Tristan me rejoignit à peine deux minutes après mais cette fois-ci, je ne me levai pas. Il me questionna sur ma journée, bonne ou mauvaise, question que je lui retournais avant que le silence ne s'installe. Il s'assit finalement à côté de moi puis tenta d'engager une discussion sur mes projets du week-end, chose que je ne savais aucunement. Il me demanda ensuite la manière dont j'étais rentré la veille et parut soulagé lorsque je lui annonçai que ma mère était venue. Après un nouveau silence je m'informai bassement sur le moment où son père avait le plus de chance de recommencer, et il fut navré de me dire qu'il l'ignorait. Je l'excusais puis le regardai un instant en esquissant un léger sourire qu'il me rendit aimablement. On resta là à se regarder brièvement avant de détourner les yeux puis de recommencer. Finalement, il voulut savoir si je lui en voulais pour ce qui s'était passé chez lui et je répondis sèchement que je ne voulais plus en parler. Il s'excusa, ce que je fis également après un silence pour cause d'avoir parler durement sans raison. Il se contenta de se rapprocher un peu de moi et glissa sa main dans la mienne, sans qu'aucun de nous deux ne rajoute mot. Je jetai un regard vers lui, notamment pas assez rapide pour ne pas croiser le sien, si profond, dans lequel ça commençait à me plaire d'y plonger. On resta ainsi un bon bout de temps puis je lui demandai pourquoi il était comme ça avec moi. Il s'humecta les lèvres, je le voyais réfléchir. Il n'en savait trop rien, me murmura-t-il. Je l'attirais et ce qui s'était passé le déterminait à vouloir m'aider. Me voyant ensuite pensive, il essaya de savoir l'origine de cette question, elle ne vint pas. J'aimais d'ordinaire comprendre, beaucoup se plaignait de ce mot que je prononçais tant pourquoi, mais lorsque l'on me retournait la question, je ne savais que répondre. Il se rapprocha un peu plus de moi, collant son bras tout contre le mien. Mon c½ur se pinça légèrement, je voulus le regarder de nouveau mais me retint, le considérant un peu trop près de moi. A la sonnerie, il souffla et je l'imitai. Ni lui ni moi n'était à priori motivé à bouger. Il m'interrogea sur mes horaires du lundi que je lui donnai aussitôt avant de tourner la tête vers lui. Il me fixait, mes yeux tombèrent encore une fois dans les siens, et il porta sa main libre à mon visage qu'il caressa. Du bruit dans les couloirs le fit se reculer et je le quittai pour le laisser aller en anglais.



________ Un rayo
n de soleil passant à travers les volets me tira d'un rêve bien étrange, que j'oubliais quelques minutes à peine après mon réveil. Je m'étirai tranquillement en définissant le programme de mon dimanche dans ma tête. Il s'annonçait décidément aussi plat que tout mes autres dimanches. Un haussement de voix et un bruit sourd m'indiquant un objet balancé me décida enfin, l'après-midi que j'allais passé serait dehors. J'ouvris doucement ma porte de chambre et passai ma tête à l'extérieur, je ne vis personne alors j'allai à la salle de bain. Un quart d'heure après, j'en sortais en peignoir et tirai de mon armoire une longue et large jupe noire et un débardeur de la même couleur. Je commençai à me coiffer puis partis manger lorsque mon père m'appela de sa grosse voix. Une heure après, quand la vaisselle fut faite et la cuisine entièrement nettoyée, j'enfilai mon long manteau noir, mes bottes assorties et descendais avec pour destination la plage. En bas de mon bâtiment, je m'allumai une cigarette puis partis sans me presser, réfléchissant à ce que je ferais après y être arrivée. J'avais pour intention de rentrer le plus tard possible chez moi, il fallait que je trouve un moyen de passer le temps sans rester assise à rien faire. Quand j'arrivai en vue de la plage, je soupirai en me maudissant d'avoir si peu de chance et en ralentissant le pas. D'un bureau de tabac, le père de Tristan sortit sans pour l'instant m'avoir vue. Je souhaitai de toutes mes forces qu'il s'en aille tandis que je cherchais un abri où me mettre, ce que je ne trouvai guère au milieu de cette zone que je traversais sans aucun bâtiment. Il me regarda, je crus distinguer un sourire et j'eus envie de courir mais mes jambes refusèrent de faire quoique ce soit comme mouvement. Finalement en quelques minutes il fut à ma hauteur et me questionnait sur ma destination que je ne donnai pas. Il se dit amusé d'une telle résistance à lui adresser la parole puis me proposa, avec un ton qui montrait clairement l'ordre, de me déposer quelque part, que je devinais chez lui. Je refusai avec le plus d'amabilité possible et continuai mon chemin qu'il finit par barrer définitivement avec sa fameuse phrase que c'était moi ou ma s½ur. Je soupirai, lui demandai gentiment de changer de registre et il me baffa. Un passant nous regarda vaguement puis hocha la tête avant de s'éloigner. Je crois que je n'eus jamais autant souhaité qu'une personne meurt par tant d'ignorance. Le père de Tristan me demanda encore une fois de le suivre, je refusai de plus belle, une claque vint atterrir sur ma joue une nouvelle fois. Je lui ordonnai sèchement de partir en m'attendant au même résultat, je compris qu'il ne ferait plus rien lorsque le buraliste sortit nous observer. J'en profitai pour m'éloigner, il me rappela comme si j'étais sa fille qu'il venait d'engueuler. Je me retournai stupéfaite puis lui ordonnai une nouvelle fois de me laisser tranquille en lui rappelant que je n'étais pas sa progéniture. Le buraliste s'emmêla alors en questionnant sur la raison de ces échanges bruyants. Je voulus lui répondre mais l'autre me devança en disant que sa fille, moi, refusait de rentrer et qu'il se trouvait désolé de le déranger. Le commerçant haussa les épaules puis rentra sans plus chercher à comprendre. Moi, je restais bouche bée par cette excuse bidon qui me mettait désormais sans aide. Il se rapprocha de moi tandis que j'y pensais et m'attrapa par le bras en me demandant une fois de plus de le suivre, ce que je fis après m'être raisonnée de ne plus avoir le choix. Je montai dans sa voiture avec un stress d'une puissance que je n'avais jamais connu, si fort qu'il m'en faisait avoir des vertiges. Il démarra rapidement et ne tourna pas là où il aurait dû pour rentrer chez lui. Mon c½ur s'accéléra et encore un peu plus lorsqu'il posa sa main sur ma cuisse. Je voulus le questionner au sujet de la destination mais les mots restèrent bloqués, le stress m'empêchant de faire quoique ce soit. Il commença à me caresser, je cherchais désespérément une solution. Il tourna à gauche et je crus alors comprendre son intention qui se confirma quand il me fit remarquer que c'était à la plage que je me dirigeais avant de le croiser. Il me raconta, comme si que j'étais pour lui une amie consentante, qu'il connaissait une petite crique sympa où personne n'allait et je sentis mes mains commencer à trembler. Il gara la voiture dix minutes plus tard à l'entrée d'un petit sous-bois que l'on traversa à pied, sa main tenant fermement la mienne. Un trou que je n'avais pas vu me fit trébucher en me tordant la cheville et il ordonna que je fasse attention comme si cet acte avait été volontaire. Je soufflai d'envie de le frapper et fus tentée d'attraper un morceau de bois pour le faire mais je considérais mes mains trop tremblantes pour rendre le coup efficace. Il me tira violemment pour que j'avance plus vite et je le rembarrai en disant que s'il n'aimait pas ma vitesse de marcher, il n'avait qu'à ne pas m'emmener. Il s'immobilisa soudainement, se retourna pour me dévisager et me plaqua contre un arbre avant de me mettre un coup de poing dans le ventre qui me plia en deux. Il demanda sèchement si j'avais un problème et me mis un coup de pied qui me coucha au milieu des feuilles mortes. Il me remit quelques coups, me faisant gémir, puis me mit sur le dos pour se placer au dessus de moi. Il sortit un couteau et me pris la main, paume en direction du ciel. Il plaça ensuite la lame dessus et appuya sur toute la largeur, faisant couler mon sang. Il m'expliqua que c'est ce qu'il ferait à ma gorge si jamais je faisais quoique que ce soit et mon autre main, libre, attrapa un lourd morceau de bois que j'abattis sur sa nuque. Il se retira d'au-dessus de moi, à moitié sonné, je lui remis un coup faiblement puis partis en courant. Je l'entendis crier d'énervement, j'accélérai malgré la douleur sans savoir réellement où j'allais. Je débarquai à l'endroit où la voiture était garée et me dépêcha de remonter la rue pour revenir dans des zones un peu plus fréquentées. Le vrombissement du moteur derrière moi me fit paniquer et lorsque j'entendis les crissements de pneus, je sautai derrière le petit muret d'une habitation. Je restai là à genoux, attendant encore un moment après que la voiture ne fut passée et me relâchant un maximum à travers mes larmes. Mon c½ur ne se calmait toujours pas, tout mon corps tremblait du stress qui s'évacuait tant bien que mal et je n'avais plus qu'une envie, que tout cela finisse. La porte de la maisonnée s'ouvrant me fit sursauter et voyant un homme d'un certain âge sortir, je me levai pour m'excuser de ma présence mais il m'interrompit en me disant d'entrer. J'acceptais d'un signe de tête et fut conduite dans un salon anciennement meublé. Il me proposa à boire et des grignoteries que je refusai et il me questionna alors sur le pourquoi de mon état. J'hésitai à répondre. Se justifier par un rien serait se moquer de lui mais raconter la vérité serait bien trop compliqué. Je me contentais donc de murmurer que je m'étais mise là pour échapper à un homme qui m'avait frappée dans le sous-bois et il me fit tendre ma main pour regarder et me soigner.
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# Posté le lundi 03 novembre 2008 06:21

Modifié le vendredi 14 novembre 2008 14:09

Myriam_3 (fin)

________ La sonnerie indiqua la récréation de l'après-midi, je quittai une nouvelle fois Myriam pour aller attendre dans les escaliers. On ne s'était pas redonné rendez-vous mais il m'attendait déjà. Il me sourit en me voyant et je l'imitai tandis qu'on s'asseyait en même temps l'un contre l'autre. Au bout de quelques minutes sans que l'on n'ait échangé aucun mot, il remarqua ma main bandée et en demanda l'origine. Je m'éclaircis la voix d'un léger toussotement pour laisser le plus de temps possible à mon imagination et bafouilla finalement que c'était en cuisine. Il me considéra un long instant puis murmura que j'étais une menteuse. Je fronçai les sourcils, mimant de ne trouver aucune raison de cette phrase, et il me dit simplement que mes yeux s'étaient embués et mon regard voilé. Je m'humectai les lèvres, gênée, puis lui relatai que j'avais vaguement croisé son père. Il s'inquiéta aussitôt sur ce qui s'était passé. Je le rassurai en l'informant qu'il ne m'avait rien fait de particulier à part m'ouvrir la main et il demanda à ce que je lui raconte précisément comment cela s'était déroulé. Quand j'eus fini, la sonnerie sonna mais il ne bougea pas. Il s'était pris la tête dans les mains au fur et à mesure que j'avais résumé notre rencontre et je restai les yeux baissés. Je regrettais de lui avoir raconté, pas parce que je ne voulais pas mais parce que j'avais réellement l'impression qu'il s'inquiétait pour moi et que je ne voulais pas. Je me levai lorsque du bruit se fit à l'étage et lui pris les mains pour l'obliger à relever la tête vers moi. J'esquissai un triste sourire et lui chuchotai de ne pas s'en faire, je me débrouillerais lui affirmais-je. Il me questionna de quelle manière et je ne sus rompre le silence qui s'installait. Il tendis sa main à mon visage et effleura mes lèvres du bout de son pouce. Finalement il se redressa me piqua un baiser sur la joue puis on partit chacun de notre côté pour notre heure de cours respective qui nous attendait.

________ Je rentrais chez moi à pied, déçue de ce mardi après-midi bien terne sans la récré passée avec Tristan. Je n'avais même pas pu le croiser, il n'était pas venu au bahut aujourd'hui. Je soupirai avec un goût amer de manque dans tout mon corps. Je voulais le voir, j'avais envie de prendre sa main dans la mienne, il fallait que je lui parle. Je revins à la réalité quand j'allai m'engager dans la rue de son bâtiment. Je lui avais promis de ne pas m'en approcher et fis donc demi-tour sur quelques mètres pour prendre une rue qui le contournait. Cette précaution m'énervait. Ne pouvais-je donc plus marcher tranquillement dans ce quartier ? Dire qu'un conflit entre mon père et le sien avec libéré les ardeurs de ce dernier... Il avait toujours eut envie mais pour faire bonne impression devant mon père n'avait jamais rien fait. Et maintenant, je servais d'outil de revanche, de haine et surtout de plaisir illégal. J'eus un hoquet puis me concentra une nouvelle fois sur le chemin que j'empruntais pour ne pas m'envoler vers des idées noires.

________ Deux semaines s'étaient écoulées. Tristan n'était toujours pas revenu. Mon c½ur se tintait de noir de plus en plus en raison de cette absence. J'avais brièvement croisé son père, il n'avait rien eut le temps de me faire mais avait engendré une déprime de ma part. Ne trouvant plus aucun repère valable pour rester dans ce monde. Pour moi, le plus beau des soleils cachait toujours de futurs nuages plus sombres les uns que les autres. Plus rien ne m'intéressait, seul son prénom raisonnait dans ma tête lorsque je m'emparais d'un couteau et commençait à appuyer sur mes poignets. Il était le maigre espoir qui me retenait d'achever cet acte, il était le seul que je voulais voir et qui me faisait reconnaître au fond de moi, avoir besoin de lui. Je pleurais chaque soir en voulant qu'il me prenne dans ces bras pour me rassurer, je ne mangeais presque plus, je voulais tout bonnement arrêter de vivre si je ne me trouvais pas avec lui. Mes notes avaient plus que chuté, je refusais tout travail, remplissais à peine les feuilles des contrôles. Mes parents furent convoqués, moi avec. Ils n'obtinrent aucune explication de ma part, et celles de mes géniteurs furent totalement à côté de la plaque. Je voulais juste que l'on me foute la paix, je n'en pouvais plus et ils justifiaient cela de l'absence de mon frère aîné qui devait me manquer. Je souris en y pensant tandis que je marchais pour chez moi. Il faisait déjà presque nuit alors qu'il n'était à peine six heures du soir. L'hiver m'achevait décidément les idées encore plus. Le froid me renfrognait, la nuit me faisait m'évader pensivement vers des cimetières que je voulais désormais presque habiter. Quand j'arrivais à l'entrée de la ruelle que j'avais pris pour habitude d'emprunter je m'arrêtai pour réfléchir. J'hésitai à faire une grosse connerie, Tristan me tuerait sans doute de ne pas avoir tenu ma promesse mais il fallait que j'essaye de le voir. Je m'engageai donc dans sa rue et entrai dans son bâtiment. Au quatrième étage, mon c½ur s'emballa considérablement. Et s'il n'était pas là ? Si seul son père m'ouvrait ? J'eus l'envie de faire demi-tour, celle de voir Tristan fut plus forte et je sonnai donc. Quelques secondes après, la porte s'ouvrit sur celui que j'attendais qui resta bouche bée en me considérant là. Il fronça les sourcils puis s'énerva en me rappelant que je n'avais rien à faire ici. Je reculai de quelques pas tant il commençait à crier puis il questionna sèchement si c'est parce que j'avais envie de me faire violer que j'étais venue. Je le dévisageai alors les larmes aux yeux en murmurant que c'était pour lui puis me précipitai dans les escaliers que je descendis le plus vite possible. Dehors, je ne m'arrêtai guère pour traverser les rues, courant sans regarder autour de moi, fonçant toujours droit devant. Ça y était, je l'avais vu mais mon seul espoir que je voulais agrandir c'était transformé en raison de le faire. Il m'avait plus que blessée. Je pensais pouvoir lui parler, il m'abandonnait, me traitait à moitié comme une putain. Qu'avais-je fait ? Je voulais simplement être avec lui... Mes larmes se mirent à couler tandis que je continuais encore de courir en pensant à ce bref échange de parole. J'arrivai à la plage dix minutes après, un peu essoufflée mais sans y prêter attention. J'allai m'installer derrière un rocher et m'enfouis la tête dans les mains pour pleurer. Au bout de je ne sais combien de larmes versées, je relevai la manche de mon bras gauche et sortis un couteau de ma poche droite. Je fermai les yeux et commençai à m'entailler l'avant bras dans un picotement de la peau désagréable. Je fis pareil de l'autre côté, un peu moins précisément en raison de ma main gauche habituellement maladroite et qui tremblait. Je regardai ensuite perler mon sang, puis couler le long de mes mains. Mes poignets me piquaient de plus en plus, je pleurais. Pas forcément de douleur mais en me remémorant certains moments. Je revis lorsque Tristan m'avait pris dans ses bras, lorsqu'il avait glissé sa main dans la mienne et doucement effleuré les lèvres. Cela me semblait si près et si loin à la fois... Les dernières paroles que l'on avait échangées tout à l'heure me vrillèrent dans la tête. J'eus un hoquet en ayant l'impression que l'intensité de la douleur ne cessait d'augmenter et me pinçai les lèvres pour ne pas gémir. Ma tête tourna, je ne sus si je voyais la mer ou le ciel, je tombais en allongé en fermant les yeux. Mon esprit partait vers des souvenirs plus ou moins clairs, tout finit par se mélanger, seule une phrase ressortait par instant : je l'aime. J'eus l'impression de chuter dans un trou noir puis plus rien.

# Posté le lundi 03 novembre 2008 06:23

Modifié le vendredi 14 novembre 2008 14:08

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# Posté le lundi 03 novembre 2008 13:11